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Et tout cela pour en venir à l’édition 2004. A Montbard, les musiciens sont logés au Lycée Professionnel. Or, cette année, les vacances scolaires tombant fort mal, officiellement le 30 juin, nous sommes contraints de décaler la programmation d’une semaine, c’est à dire de reporter au 1er week-end de juillet en lieu et place du dernier week-end de juin ! Et le 1er week-end de juillet, il y a ST RAPHAEL, LAURIS, et ASCONA… Nul doute que cela va poser des problèmes de recrutement. Tant pis, il faut maintenir cette date ou annuler purement et simplement cette 3ème édition, et cela il n’en est pas question ! Et les semaines s’écoulent sans qu’il y ait affluence de demandes ou alors des horreurs, si, si, il y en a ! Hélas !… Des C.D Démo, même pas dignes de servir de sous-verres et qu’on ne peut décemment pas écouter jusqu’au bout, ou alors juste pour se faire mal, histoire de boire le calice jusqu’à la lie … Avec des CV d’une prétention au delà de l’imaginable, et qui vous expliquent l’honneur qu’ils vous feront de participer à votre Festival. Sans compter ceux qui croient dur comme fer que Louis Armstrong est allé jouer de la trompette en bicyclette sur la lune et qui affirment, preuves à l’appui, que le blues y gagnerait s’il avait 13 ou 14 mesures, juste pour qu’ils puissent donner libre cour à leur talent … Bref, passons !… Inutile de s’attarder sur ces «génies» qui aimeraient ré-inventer le Jazz New-Orléans… Et puis il y a ceux qui postulent : «OK, tu peux compter sur nous, nous seront là ! Si, si, je te renvoie le dossier, c’est quand déjà ? Oui c’est bon, on a rien ce week-end là ! » Et ce sont les mêmes qui vous expliquent 15 jours plus tard, «on a trouvé une affaire (plus juteuse sans doute), auquel on ne peut pas se soustraire parce que c’est la belle sœur du copain d’une copine de la concierge d’un pote qui fait une petite fête, et que …. Enfin tu vois, c’est pas ma faute à moi, ce sont les autres qui ne veulent pas !… Et puis tu sais, nous, les concours…. Raz le bol ! On gagne jamais ! Et puis, il y a qui dans le jury ?… Oh ben lui, il aime pas ce qu’on fait ! Mais l’année prochaine, sans faute, parole …» «A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !…» La bonne surprise viendra des groupes Anglais et Hollandais ! Tout d’abord : «THE PHOENIX DIXIELAND JAZZ BAND» Yes, my Lord ! Un son à la Chris Barber, bien joué, bien propre, dans la plus pure tradition des orchestres anglais. Une prise de risque supplémentaire au niveau du choix des thèmes et nul doute qu’ils auraient été finalistes. Puis les Hollandais du «SQUARE JAZZ BAND», un son terrible, une «front line» (clarinette, cornet, trombone) du tonnerre ! Et ça continue avec «ROOT DIGGER JAZZ BAND», 10 musiciens de tous âges avec des arrangements originaux, dans la plus pure tradition des orchestres des années 20. Et puis d’autres que je réserve pour les années prochaines. Car à cet instant, force est de constater que je pourrais faire un festival avec uniquement des orchestres Hollandais, ce qui n’est pas franchement le but… Et les Français dans tout cela ? Plutôt calme ! En stand bye «JAZZ DANIELS PUDDLER’S», vainqueurs de l’édition 2001. A ST RAPHAEL «ANTHRACITE JAZZ BAND» et «LES JAZZTICOTS» respectivement 1er et 2ème de l’édition 2002. Les premiers à se manifester, «THE TRADE MARK JAZZ BAND». Nouveaux venus sur le circuit des concours, et ce sera une des très bonnes surprises. 8 musiciens Alsaciens et du Pays de Montbéliard, presque des voisins !… Génial !… De bons «soufflants» et une rythmique originale : piano, batterie-wasboard, banjo et guitare façon «manouche». Le son d’ensemble est excellent. Le «OLD DREAMERS JAZZ BAND» de Gilbert de Verville représentera la région varoise, et nous amènera un peu de soleil. Sympathique orchestre de joyeux retraités désireux de faire la fête et c’est le but essentiel de ce genre de manifestation. Puis l’ami Jacques SALLENT à la tête du «OLD FEET WARMERS» nouvelle version avec cornet, clarinette, soubassophone, banjo, batterie. La qualité est de mise ! Et les Suisses du «VDR HAIRY STOMPERS» de Chézard St Martin emmenés par Denis ROBERT. S’ils jouent comme sur leur CD, c’est un orchestre qui peut aller au bout ! Bien beau, bien propre, bien Suisse quoi !… Pour compléter la sélection, «SEQUANA SWING». Ce sympathique orchestre de la région parisienne n’ayant pas 3 ans d’existence, il convient de signaler les progrès accomplis depuis l’an passé. Pour que tout soit parfait, il reste à acquérir un peu plus d’aisance et de présence en scène, ce qui, compte tenu de l’exigence du répertoire, ne sera pas aisé. En tout cas ce sera un orchestre à suivre et grands remerciements pour avoir osé, encore une fois, venir se «frotter» aux meilleurs. En dernier instant, le «NEW-ORLEANS HOT DOGS», orchestre bien connu sur le circuit et écarté de ST RAPHAEL, complètera la sélection. Dommage que les «JAZZTEROPODE » très jeune orchestre Montbardois, moyenne d’âge 20 ans, ne se soient pas donné les moyens de leurs ambitions. A coup sûr, le Festival n’aurait pas eu à rougir de leur prestation. Alors à l’année prochaine, sans doute !… Il faut maintenant trouver un orchestre invité pour y faire jouer Daniel HUCK ! Pas simple ! Les uns à ST RAPHAEL ou à LAURIS, les autres à ASCONA ou en Grande Bretagne, les JAZZOGENES indisponibles, s’il n’en reste qu’un ce sera celui-là. J’ose à peine y croire, ce sera la perle des perles, la cerise sur le gâteau, ce sera : «LE PETIT JAZZ BAND» Et au grand complet s’il vous plait, dirigé de main de maître par Gérard «Super Gégène» GERVOIS, avec Alain MARQUET, impérial comme d’habitude, Michel BESCONT déconcertant de facilité et de gentillesse, Gabriel CONESSA, en grande forme, Bernard THEVIN aussi discret qu’efficace, François FOURNET, un modèle du genre : simplicité, efficacité, bon goût, et bien sûr «Sa Majesté» Jean-Pierre MOREL, au meilleur de sa forme, même s’il s’en défend ! Car s’il y en a un qui mérite une branche dans le grand arbre du Jazz New-Orléans, au même titre que les plus grands, nul doute que c’est bien lui ! L’ombre de CHARQUET (ou SHARKEY), si vous préférez, planera sur le 3ème NEW-ORLEANS JAZZ FUNCTION de MONTBARD. De quoi être heureux, non ? Et pourtant, à cet instant, force est de constater que le bonheur n’est pas tout à fait là ! «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !» Au moment de donner le coup d’envoi de cette 3ème édition, comment ne pas penser à mon frère Dominique, qui, atteint au plus profond de sa chair, lutte depuis 6 mois contre ce que nous appellerons pudiquement «une longue maladie». Domi, je voudrais ici me faire l’interprète de tous ceux qui te connaissent et t’apprécient, à juste titre d’ailleurs, tant pour tes qualités humaines que musicales : «Tu nous manques ! Guéris vite, nous avons besoin de toi !» Voilà, c’est fait ! Quelques 400 heures plus tard, tout est organisé et planifié : les contrats, l’hébergement (musiciens et accompagnateurs), la restauration, les sono, les pianos, les podiums, les pancartes avec le nom des groupes, les buvettes, le Jury, la «boutique Jazz» (pour vendre les CD des groupes), la Pub (affiches, journaux, programmes, radio, télé), les tee-shirt, les prestations hors concours dans les bars et les restaurants, ainsi que les solutions de repli s’il venait à pleuvoir… (et oui, ce n’est pas exclu !…) Et puis la logistique pour encadrer les groupes et ravitailler en boisson, constituée de bénévoles de tous âges et sans qui rien ne serait possible. Alors je les cite et les remercie : Nancy, Mélanie, Claire, Aude, Mathilde, Mathieu, Charly, Hervé, Julien, les deux Nicolas et les deux Maurice, sans oublier le personnel de l’office de tourisme, Anita et Alexandra, avec une mention toute particulière aux services techniques de la Ville de Montbard pour leur compétence et leur disponibilité.
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